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Trois questions à la coprésidente du CNAIB

"Notre credo : défendre les intérêts des esthéticiennes "

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"Notre credo : défendre les intérêts des esthéticiennes "
Date : 27.03.2015

Rencontre avec Michèle Lamoureux, coprésidente de la CNAIB (Confédération Nationale Artisanale des Instituts de Beauté), organisation professionnelle comptant 1 750 adhérents affiliée UPA (Union Professionnelle Artisanale) - CNAMS (Confédération Nationale de l'Artisanat des Métiers et des Services) - CEPEC (Confédération Européenne des Professionnels de l'Esthétique Cosmétique) qui, depuis 2003, assure un rôle de représentation et de défense des intérêts des esthéticiennes artisanes diplômées.
 

Comment la CNAIB agit-elle face à l’évolution de la profession ?

La restructuration est un des objectifs prioritaires de la CNAIB en raison de l’augmentation du nombre de ses membres et de l’intégration en son sein d’autres chefs d’entreprise en relation avec la profession, comme les écoles et les fournisseurs. Cet apport doit donc se concrétiser par une nouvelle organisation actuellement à l’étude et qui devrait aboutir très prochainement au mieux des intérêts de l’ensemble des partenaires.
L’autre objectif de la CNAIB est que l’ensemble des salariés soit formé à la réglementation de la profession, extrêmement encadrée par des textes souvent anciens et réducteurs et qui ne sont plus adaptés aux nouvelles technologies. La particularité de cette profession est que les salariés du secteur s’installent comme chefs d’entreprise entre 30 et 40 ans et la profession se doit de les y préparer de façon à ce qu’ils créent de véritables entreprises artisanales pérennes.
L’engouement par ailleurs des professions médicales et paramédicales pour l’esthétique et les nouvelles techniques face à une législation réductrice et inadaptée oblige les esthéticiennes à se défendre, souvent devant les tribunaux, face aux attaques de ces professions. La CNAIB assure à ses adhérentes un soutien juridique et social.

Comment la CNAIB évolue-t-elle pour défendre la qualification ?

La CNAIB a toujours défendu la qualification et il convient que les formations actuelles correspondent aux besoins des professionnels.
La préoccupation essentielle de la CNAIB est de défendre les intérêts des esthéticiennes chefs d’entreprise menacées de toutes parts, de maintenir les emplois et de veiller sur une profession reconnue à part entière pour son professionnalisme et la qualité de ses prestations.
Elle a saisi les pouvoirs publics pour que la lumière pulsée soit accessible aux esthéticiennes, d’autant qu’il ne s’agit pas d’un acte médical réservé au monopole des médecins, mais purement esthétique et sollicite l’abrogation de l’arrêté du 6 janvier 1962. Elle milite pour que la lumière pulsée figure officiellement au référentiel des diplômes, comme c’est le cas dans la plupart des pays européens.
Parallèlement, elle soutient le fait que la prothésie ongulaire, qui jusqu’à présent, n’était pas soumise à exigence de qualification mais qui implique, avant toute opération sur l’ongle artificiel une intervention sur un des éléments du corps humain que constituent les ongles, soit considérée comme activité de soin esthétique à la personne et soumise à une exigence de qualification suffisante.
Devant cette absence de qualification, la CNAIB et les partenaires sociaux de la branche esthétique siégeant en convention collective ont estimé nécessaire, dans un souci de protection du consommateur, de donner à ces professionnels un statut qui puisse leur donner une compétence professionnelle suffisante au regard des exigences de qualité et ont créé un CQP (Certificat de Qualification Professionnelle) de stylisme ongulaire.

Quels sont les besoins, les efforts et les orientations actuelles en matière de formation ?

La formation continue se développe selon deux possibilités :
La formation diplômante des esthéticiennes est encadrée par des diplômes nationaux dont les programmes sont élaborés par le ministère de l’Éducation nationale. Le diplôme de base est le certificat d’aptitude professionnelle CAP (niveau V) qui est obligatoire pour ouvrir un institut de beauté. Mais de plus en plus d’esthéticiennes sont titulaires du brevet professionnel BP (niveau IV) ou brevet technique supérieur BTS (niveau III) accessible avec le baccalauréat.

Cette formation outre ces titres homologués comporte également les certificats de branche (CQP styliste – CQP technicien SPA…). Ces formations sont prises en charge dans le cadre de CPF (Compte Personnel de Formation).

D’une part, les entreprises d’esthétique ont besoin de former leurs salariés par des formations non qualifiantes, elles disposent, pour ce faire, du plan de formation et d’autre part, la réglementation sur la formation continue oblige la branche à proposer des formations diplômantes pouvant être effectuées dans le cadre du compte personnel de formation CPF.
La branche envisage de mettre en place des programmes de CQP de 150 heures et plus se découpant en modules. La branche a déjà prévu de travailler sur un CQP Soins corps et doit procéder à sa mise en place.
La CNAIB a pour projet de travailler avec d’autres branches et notamment la coiffure pour créer des CQPI Certificats de Qualification Professionnelle Interbranches dans le domaine de la vente et du management.

En savoir +

Le site de la CNAIB

La CNAIB (Confédération Nationale Artisanale des Instituts de Beauté) fondée le 3 janvier 2003 compte aujourd’hui 1750 adhérents dans 70 départements et est forte de  64 présidentes elle représente et ne défend que les intérêts des esthéticiennes artisanes diplômées.  
La CNAIB est l’une des principales adhérentes de la Confédération Nationale de l'Artisanat des Métiers et des Services (CNAMS) membre de l’Union Professionnelle Artisanale (UPA) qui regroupe les fédérations de tous les métiers artisanaux.
L’activité des esthéticiennes relève de la compétence du  secrétariat d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique.
La CNAIB est un intervenant majeur dans le cadre de la Convention collective nationale de l’esthétique cosmétique où elle est considérée, à ce jour, comme seule organisation professionnelle représentative des professionnels de l’esthétique cosmétique.
Elle siège à L’Afnor a participé à la Commission de normalisation STO2 pour l’élaboration de la norme « soins de beauté et de bien-être » et est entendue  par les pouvoirs publics dans la réflexion menée sur les évolutions législatives.
Elle participe aux congrès de l’esthétique et organise des actions médiatiques comme des manifestations pour défendre la profession soit seule le 29 septembre 2008  soit en s’alliant avec les
professionnels de la coiffure en participant à une marche pour la défense de l’artisanat le 23 mars 2015.

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