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Trophées F d'Or Handicap

L'alternance comme « sas de sécurisation des parcours » pour les travailleurs handicapés

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L'alternance comme « sas de sécurisation des parcours » pour les travailleurs handicapés
Date : 17.02.2016

Dans l’entreprise STMicroelectronics, le recours aux travailleurs handicapés répond en partie aux difficultés de recrutement. A condition de les qualifier dans le cadre d’un dispositif innovant qui a valu à cette entreprise d’être primée aux Trophées F d’or Handicap 2016.

La  technicité des emplois chez STMicroelectronics, fabricant européen de semi-conducteurs (puces électroniques), rend difficile le recrutement de travailleurs handicapés. Pour surmonter cela, l’entreprise forme en alternance des personnes en situation de handicap. En 2008, un programme de formation d’adaptation aux métiers (FAM) a été mis en place. « Cette formation en alternance de 24 mois permet d’obtenir un titre professionnel de niveau V (Conducteur d’installation de machines automatisées/CIMA) largement reconnu », décrit Claude Boumendil, directeur RH-RSE de STMicroelectronics. Depuis 2008, « trois sessions ont été organisées et ont permis à 72 alternants de se former, à 48 de réussir leur titre CIMA et à 19 d’être titularisés chez ST ». Une quatrième session de ce programme a démarré en juin 2015.

Sortir de l’échec

L’objectif de cette politique d’intégration est d’ « augmenter l’employabilité des personnes en situation de handicap, leur redonner confiance et les aider définitivement à sortir de la spirale de l’échec », poursuit le Directeur RH-RSE. La première session de formation a obtenu un taux de réussite de 64%, la deuxième de 56%, et la troisième session de 81%. Ceci grâce au recours au Contrat d’Insertion Professionnelle en Intérim (CIPI), véritable « sas de sécurisation des parcours ». Le CIPI est associé à un accompagnement psychopédagogique tout au long de la période de remise à niveau individuelle, du stage et de la mission d’intérim au sein de ST, qui précèdent la formation en alternance.

Parties prenantes

Les parties prenantes au dispositif sont multiples. En interne, il s’agit de l’équipe RH-RSE, des médecins du travail, du manager et du tuteur, ces derniers étant spécialement formés. A l’extérieur, le processus se met en place grâce aux agences d’intérim, à l’organisme de formation de la période CIPI et au cabinet chargé de l’accompagnement psychopédagogique. « Le travail de chacun de ces acteurs est important car il permet de prévenir les situations qui pourraient déboucher sur un abandon ou un échec », souligne Claude Boumendil.

Des syndicats pro-actifs

La politique handicap de ST s’inscrit dans des accords d’entreprise signés à l’unanimité depuis 2003. Ces accords concernent tous les sites de ST en France depuis 2010. Les salariés (managers, tuteurs, formateurs) directement impliqués dans l’accueil d’un travailleur handicap le sont sur la base du volontariat. Et une enquête menée au sein de l’entreprise en 2011 témoigne du changement de regard des salariés sur le handicap.

Formations inter-entreprises

La prochaine étape sera de réaliser des formations inter-entreprises « afin de mutualiser les coûts mais aussi de proposer une palette plus large de métiers aux futurs candidats qui, en conséquence, devraient être plus nombreux », poursuit le Directeur RH-RSE. Une mutualisation permettra aussi d’augmenter le nombre de sessions et de proposer davantage de titres à des niveaux supérieurs.

Auteur : Marc Donnant

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