Image Horizon Emploi : du décrochage à l'insertion durable dans l'emploi

En région

Publié le : 23.01.2019 Modifié le : 22.01.2019

Ce mois de janvier marque le top départ du projet POEA-Horizon Emploi déposé par Opcalia au niveau national et déployé dans 4 régions dont le Grand Est. Objectif : accompagner des décrocheurs de moins de 25 ans vers un contrat en alternance.

Le projet de Préparation opérationnelle à l’emploi en alternance POEA-Horizon Emploi accompagne des décrocheurs âgés de moins de 25 ans vers l’emploi, avec à la clé un contrat d’apprentissage ou de un contrat de professionnalisation.

Jusqu’en juin 2019, 4 délégations régionales d’Opcalia ont été retenues dans le cadre de ce projet POEA :

  1. Grand-Est,
  2. Sud-Provence-Alpes
  3. Occitanie,
  4. Centre-Val de Loire.

Cette opération s’inscrit dans un partenariat entre Opcalia, les missions locales, Pôle emploi, les entreprises et certains Conseils régionaux.

Dans le Grand Est, nous avons choisi de mettre en place 3 POEA, de 30 jeunes chacune, à Charleville-Mézières, Mulhouse et Neufchâteau. Ce projet résulte d’un travail d’une année mené par les développeurs de l’alternance d’Opcalia Grand-Est qui sont allés à la rencontre des jeunes eux-mêmes, des entreprises et des acteurs de l’insertion. Plusieurs préconisations en sont sorties dont la création d’une POE par l’alternance.
Aude Rajoie-Dazelle, chargée de projet Opcalia Grand-Est

Comment sont sélectionnés les candidats ?

Les jeunes sont sélectionnés avec le concours des missions locales, de Pôle emploi et via la presse locale.

  1. Ils sont invités à participer à une réunion collective et à un entretien individuel au cours duquel ils doivent présenter leur projet professionnel.
  2. Si celui-ci est éligible à l’alternance, le jeune est retenu.

« Ce qui compte c’est la faisabilité du projet (un projet qui passe par un concours comme celui d’infirmier par exemple n’est pas retenu) et la motivation du jeune. Les projets sont variés au sein des 3 POEA du Grand Est : couvreur, métiers de l’eau et de l’assainissement, boulangerie, maintenance industrielle, gestion forestière…

« J’ai également ouvert un groupe Facebook dédié au projet », précise la conseillère d’Opcalia. Chaque jeune peut ainsi voir ce que font les autres à travers ce journal de bord. Ils sont également sensibilisés à l’utilisation de plusieurs applications et outils :

  • 1001 Lettres : l’application gratuite qui forme aux savoirs de base
  • 1001 Routes : une application gratuite pour s’entrainer à l’examen du code de la route
  • WALT : le chatbot au service de l’alternance
  • et ont à leur disposition les guides du Routard de l’alternance en France et en Europe.

Priorités aux soft skills

« Nous avons fait le choix d’axer la formation des jeunes sur l’acquisition des soft skills (compétences comportementales) et de compétences transversales (connaître son environnement socio-économique, maîtriser les outils de recherche de l’information sur Internet…) pour réussir son alternance », précise Aude Rajoie-Dazelle.

Le but de cette préparation opérationnelle à l’emploi en alternance est de :

  • valider avec le jeune son projet professionnel ,
  • vérifier sa cohérence avec la représentation qu’il se fait de l’entreprise,
  • lui faire connaître les rituels et codes sociaux en entreprise,
  • lui donner les clés pour réussir son insertion professionnelle.

Des méthodes d’apprentissage innovantes

La formation comporte deux phases :

  1. 360 heures de formation théorique
  2. et 240 heures de stage en entreprise (pas forcément adhérente d’Opcalia).

« Nous avons voulu casser les codes d’une formation classique pour réconcilier les jeunes avec la formation », explique Aude Rajoie-Dazelle. A Charleville-Mézières, les soft skills s’acquièrent dans le cadre d’un atelier théâtre, à Mulhouse et Neufchâteau, une art-thérapeute intervient auprès des jeunes.

Le point commun aux 3 POEA est la pratique du sport collectif et individuel dans le but, là aussi d’apprendre d’une autre manière les règles du « vivre ensemble », le respect de l’autre, la concentration, la maîtrise de soi…

Ce n’est pas pour rien que le projet Grand Est est parrainé par Sarah Soilihi, championne du monde de kick-boxing et responsable nationale du projet «Une ville Terre d’emploi » au sein d’Opcalia.

découvrir le projet terre d’emploi

Horizon Emploi Mulhouse

Maxime, Quentin et Anaïs témoignent…

Maxime

24 ans, le bac et le BAFA (Brevet d’aptitudes aux fonctions d’animateur) en poche a multiplié de courts emplois dans l’animation : animateur dans un centre culturel, directeur d’un centre aéré…

« Et puis, j’ai eu l’opportunité de travailler 3 mois dans la vente au sein d’une enseigne de décoration, cela m’a donné l’idée de me réorienter dans la vente d’objets : mobilier, livres, CD… ».

C’est par le journal local qu’il a pris connaissance du projet Horizon Emploi. « J’ai pris contact avec la mission locale qui m’a invité à une réunion collective à laquelle Aude Rajoie-Dazelle était présente, puis à un entretien individuel », raconte-t-il.

Son objectif ? « Décrocher un contrat d’apprentissage ou tout autre contrat de travail. »

Quentin Stevenin

22 ans souhaite se former « à un métier dans le commerce en général (multimedia, alimentaire…) ».

Titulaire d’un bac pro Technicien constructeur bois (TCB), Quentin a déjà une expérience de pizzaiolo dans le sud de la France. « Le service, la caisse, tout m’a plu », dit-il.

Le sens du contact, il l’a aussi développé au sein de l’enseigne Mac Do où il a effectué trois CDD saisonniers.

C’est par l’Ardennais, le journal local, qu’il a pris connaissance du projet piloté par Opcalia. « Je suis allé à la mission locale et j’ai été retenu », raconte Quentin qui vit et effectue des petits travaux rémunérés dans un foyer d’hébergement.

Anaïs Berrenger

19 ans a reçu un mail de la mission locale l’informant de l’existence du projet Horizon Emploi.

Titulaire d’un BEP Accueil et après un début de formation pour obtenir un CAP Vente, elle souhaite aujourd’hui se réorienter vers les métiers de la petite enfance et vise un CAP, « peut-être pour ouvrir ma propre crèche à terme », dit-elle.

Anaïs attend beaucoup de cette formation pour « être mise en contact avec des entreprises » de la petite enfance.

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