Image Terre d’Emploi : « Les jeunes, saisissez cette seconde chance ! »

Interview

Publié le : 06.05.2019 Modifié le : 11.09.2019

Depuis plusieurs années, le boxeur Bilel Latreche met son expérience de sportif de haut niveau au service de l’insertion des jeunes des quartiers sensibles. Il est ambassadeur de « Dijon Terre d’Emploi » car, dit-il, c’est « une combinaison gagnante de ‘sur-mesure’, d’apprentissage des codes de l’entreprise, des règles de vie en société et de sécurité financière. »

« No pain, no gain. Pas de victoire sans sacrifice. »

Depuis ses huit ans, le jurassien Bilel Latreche (32 ans) se bat dans la vie comme sur le ring. « Je suis un enfant de ZUP. Très tôt, je me suis mis à la boxe anglaise jusqu’à intégrer l’équipe de France amateur. » Il remporte son premier titre majeur à l’âge de 23 ans à Dijon en devenant champion du monde professionnel chez les espoirs de l’IBF (International Boxing Federation, l’une des 4 fédérations majeures mondiales en boxe) des poids super-moyens en juin 2010.

Bilel Latreche s’empare de la ceinture de champion de France des super-moyens en novembre 2013 et devient ainsi le numéro 1 français de la catégorie super-moyens. À ce titre, il entre dans l’histoire des sportifs jurassiens en devenant le premier boxeur du Jura à être champion de France professionnel en boxe anglaise.

Des études en parallèle …

En parallèle, il obtient un bac pro comptabilité puis une licence STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives). Il enrichit son parcours professionnel en créant d’abord une entreprise de sécurité puis en décrochant un diplôme de sophrologue puis de thérapeute social qui le conduisent à exercer le métier d’animateur sur différents territoires, et de formateur d’éducateurs spécialisés.

« Après, j’ai eu le choix entre préparer un diplôme universitaire à Sciences-Po Aix-en-Provence ou accepter une mission de chargé des préventions sociales et spécialisées à Dole, ma ville natale. » C’est cette deuxième option que choisit le boxeur tout en étant, depuis 2018, le coach mental des joueurs de l’équipe de l’USON Nevers Rugby (Pro D2).

Et un engagement social auprès des jeunes

Très tôt, il s’est engagé dans la réinsertion des jeunes et des adultes en échec social, scolaire ou professionnel. Il intervient aussi dans les centres liés au ministère de la justice. C’est donc naturellement que Bilel Latreche accepte, en 2018, la mission d’ambassadeur que l’organisme France Formation Professionnelle (FFP) lui propose dans le cadre du projet « Dijon Terre d’Emploi » porté par Opcalia sur l’ensemble du territoire métropolitain et ultramarin.

« Ma mission consiste à témoigner sur mon parcours au début de la formation des jeunes. À mon époque, nous n’avions pas cette opportunité de bénéficier d’une seconde chance de se former, et je le leur dis : ’On vous propose un parcours sur-mesure, rémunéré, avec la possibilité d’intégrer une entreprise, foncez !’ ».

« Les jeunes, saisissez votre chance ! »

Bilel Latreche puise dans son expérience de sportif de haut niveau les mots qui motivent : « J’étais entouré, soutenu par mon équipe mais sur le ring, j’étais seul. Seul responsable de mes actes. Ce qui m’autorise à dire aux jeunes d’arrêter de reporter sur les autres la responsabilité de leurs échecs. C’est plus facile de tenir un discours de victimisation que de se prendre en main. Agissez pour ne pas être des assistés. Saisissez votre chance. »

J’ai accepté d’être ambassadeur car le projet Terre d’emploi est une combinaison gagnante de « sur-mesure », d’intervention de professionnels qui connaissent les codes de l’entreprise, d’apprentissage des règles de vie en société et de sécurité financière. Quand les jeunes adhèrent à un projet, ils ont toutes les chances de réussir. D’ailleurs, très peu abandonnent ‘Terre d’emploi’.
Bilel Latreche, boxeur et ambassadeur du projet

tout savoir sur le projet terre d’emploi

Sarah Soilihi et la promo de Toulon sur France 3

Sidney Govou et Opus formation sur Mistral TV

voir les tweets #terredemploi

Retour d’expérience : 100 % d’intégration dans l’emploi avec Mayotte Terre d’emploi

Sarah Soilihi 2

« Quand on leur tend la main, les jeunes des quartiers la prennent ! »

« Mens sana in corpore sano » : cette citation convient parfaitement à Sarah Soilihi qui mène de front une carrière de sportive de haut niveau et un doctorat de droit à l’Université d’Aix-Marseille. Elle nous livre son témoignage.

Découvrir l’interview

« L’apprentissage pour permettre aux jeunes des quartiers de trouver leur voie »

« L’apprentissage pour permettre aux jeunes des quartiers de trouver leur voie »

Quand on part du constat que le décrochage scolaire ou le taux de chômage dans les quartiers prioritaires est bien plus élevé que la moyenne nationale, l’alternance devient une voie royale vers la réinsertion. Nous avons rencontré Patrick Toulmet, délégué interministériel chargé du développement de l’apprentissage dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Lire l’interview

Willy Saco

Terre d’emploi : Le coaching sportif pour éviter le KO !

Willy Lollia Saco est coach physique et mental de jeunes engagés dans l’opération « Une ville, Terre d’emploi » pilotée par Opcalia. Cet ancien boxeur leur transmet les valeurs du sport et leur enseigne les bases d’une bonne hygiène de vie. Il nous raconte…

Découvrir l’interview

Terre d'emploi : "au début, les jeunes nous insultaient, aujourd'hui, ils nous attendent" 1

Terre d’emploi : « au début, les jeunes nous insultaient, aujourd’hui, ils nous attendent »

Depuis l’an dernier, Yanis Boubekker (23 ans), animateur sportif dans les quartiers Nord de Marseille participe au projet « Une ville Terre d’emploi » porté par Opcalia. Une expérience riche en enseignements qu’il nous raconte.

Lire l’interview

Suggestions

    Résultats de recherche

    En attente de recherche de contenu ! Veuillez taper au moins 2 caractères pour votre recherche.