Image Terre d’Emploi : Une étape dans l’insertion professionnelle d’une jeune descolarisée

Interview

Publié le : 12.12.2019

À 17 ans, Angelina est la benjamine de Ville Terre d’Emploi. Elle effectue chez McDonald’s un apprentissage en CDI pour obtenir le titre d’agent polyvalent de restauration. « Une étape » dans son parcours d’insertion. Elle témoigne de son expérience aux côtés de son formateur, Opus Formation et d’un restaurateur, employeur d’un autre bénéficiaire du programme qui n’aurait « pas recruté un jeune descolarisé en dehors de ce cadre ».

Angelina, mascotte de Ville Terre d’Emploi !

Angelina, c’est la mascotte de Ville Terre d’Emploi ! 17 ans, yeux en amande et chignon de danseuse, c’est elle, la benjamine de l’opération, qui a allumé le flambeau des premières Olympiades des Terres d’Emploi qui ont réuni 700 personnes au Stade de France à Saint-Denis le 20 septembre dernier. Dans son sweat vert pomme, c’est aussi elle qui a remis à Muriel Pénicaud, ministre du Travail, un cadre avec le maillot floqué « Ville Terre d’Emploi ».

Depuis le 29 septembre 2019, Angelina Belgacem est en apprentissage en CDI chez McDonald’s à Valence dans la Drôme après avoir intégréce programme lancé par Opcalia en 2017 et dont l’objectif est d’insérer 1 000 jeunes des quartiers prioritaires de la ville (QPV) âgés de moins de 25 ans dans les métiers du sport et de l’animation, de l’hôtellerie-restauration et de la sécurité.

Opcalia Stade De France 20092019 Par Adrienthibault Web 79

Terre d’emploi : l’orientation par un éducateur de quartier

« C’est un éducateur de quartier qui, via la mairie de Valence, m’a mise en relation avec l’organisme Opus Formation. On m’a dit qu’il existait un parcours d’intégration dans lequel on faisait du sport pour prendre confiance en soi, acquérir l’esprit d’équipe et qui permettait d’obtenir un diplôme et de signer un contrat d’apprentissage à la fin, ou même avant, car des employeurs nous proposent un contrat avant la fin du parcours … », raconte la jeune fille. Des propositions qu’elle refuse car son objectif est de décrocher, en juin prochain, le titre professionnel d’agent polyvalent de restauration. Tous les lundis, elle suit sa formation en centre et le reste de la semaine, elle travaille au restaurant.

Pour Angelina qui a quitté le collège en 4ème, testé une École de la Deuxième chance et fait plusieurs stages dans le bâtiment, « le but est d’obtenir un diplôme dans la restauration et de pouvoir inscrire dans son CV une vraie expérience professionnelle ». « McDonald’s, c’est une étape dans son parcours professionnel, une marche qui devrait lui permettre de s’insérer durablement », confirme David Vinson, responsable d’Opus Formation, organisme sous-traitant de France Formation Professionnelle (FFP) qui est le prestataire principal du programme.

Une POEC incluant une Afest

Le contrat de professionnalisation ou d’apprentissage signé par un jeune qui s’engage dans ce « parcours d’excellence » prolonge une immersion en entreprise effectuée dans le cadre d’une POEC (Préparation opérationnelle à l’emploi collective) : 400 heures de formation dont une partie est organisée en situation de travail (Afest) par Opus Formation, et un coaching réalisé par un sportif. « Ce coaching est essentiel pour que les jeunes déscolarisés reprennent confiance en eux et apprennent à gérer le stress lorsqu’ils se présenteront devant un employeur. L’effet groupe fait que nous avons peu d’abandons », ajoute David Vinson.

Serge Villeneuve, directeur du restaurant-école « Aux Halles de la mer » à Valence est lui aussi engagé dans Ville Terre d’Emploi en tant qu’employeur de deux jeunes, dont Ahmed, 20 ans, employé en cuisine qui prépare un CAP cuisine. Il ne cache pas qu’il était « réticent au début à l’idée d’employer un jeune des quartiers car travailler dans une poissonnerie et un bar à huitres, c’est difficile et, comme tout le monde, j’avais des préjugés ». Serge Villeneuve a connu le programme par Opus Formation qui utilise son plateau-technique de restaurant-école pour former ses stagiaires.

« On m’a demandé de venir présenter mon métier aux jeunes du programme Ville Terre d’Emploi et j’ai accepté d’accueillir deux jeunes qui se sont montrés très motivés. » Le « plus » du projet pour le restaurateur est « la part importante que tient le sport et ses valeurs dans le projet. Ils transpirent, ils arrivent à l’heure… » Il reconnaît qu’il n’aurait « pas recruté ce profil de jeunes sans cette opération ». Pour David Vinson, c’est parce que Ville Terre d’Emploi est « un programme qui sort du cadre » qu’il fonctionne.

On m’a demandé de venir présenter mon métier aux jeunes du programme Ville Terre d’Emploi et j’ai accepté d’accueillir deux jeunes qui se sont montrés très motivés.
David Vinson, responsable Opus formation

Le « plus » du projet pour le restaurateur est « la part importante que tient le sport et ses valeurs dans le projet. Ils transpirent, ils arrivent à l’heure… » Il reconnaît qu’il n’aurait « pas recruté ce profil de jeunes sans cette opération ». Pour David Vinson, c’est parce que Ville Terre d’Emploi est « un programme qui sort du cadre » qu’il fonctionne.

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